Fait insolite
Comme vous ne le savez pas encore, je dois régulièrement faire des devoirs. Quand je dis devoirs, je parle de ces exercices un peu bidons de collège donc rien de bien violent, ni de très passionnant. Pourtant, je suis tombée récemment sur une partie d’exercice plutôt marrante. Du moins, marrante pour moi, seule française de la classe. Qui aurait pu croire que “Fion” est un prénom? J’imagine que c’est un diminutif de Fiona mais ça m’a provoqué un bref fou rire en classe (et là, je me suis sentie un peu seule aussi)!
Première semaine made in England
Première semaine, premier bilan de ce séjour à Brighton:
J’ai l’impression d’être en vacances. Je ne suis toujours pas sûr de rester plus d’un mois. J’ai eu des réponses pour des appartements, que je devrais visiter mardi normalement, si j’ai des nouvelles d’ici là. Mais pour le travail, je ne trouve rien. Je crois que je vais y aller au culot. Ca ne me ressemble pas mais des fois, faut se bouger un peu le cul. En tout cas, je veux tout faire pour rester. Ca sert à rien de partir un mois.
Les cours se passent bien dans l’ensemble. Des fois, on se fait un peu chié mais c’est la dure loi de l’école. Cette semaine, on avait un prof de 25 ans, donc autant vous dire tout de suite qu’on rigolait pas mal. On était six dans ma classe, d’horizons, de cultures et de religions différentes. Et on s’entend tous à merveille!! Je trouve que c’est une belle preuve comme quoi, on est pas tous des cons et qu’il y a encore de l’espoir. La religion était d’ailleurs le thème de la semaine, chacun exprimait son opinion, ses croyances et j’ai trouvé tout ça plutôt intéressant. Sauf les jeux de rôle qui durent des heures…
Je parle de tout ça au passé car on rejoint une autre classe et un autre professeur à partir de cette semaine. Je pense qu’on sera plus nombreux, mais ça va nous permettre de faire d’autres connaissances. On change aussi de professeur, et bizarrement, toutes les filles ont été déçues. Il faut dire qu’on échange un jeune professeur séduisant contre un vieux croûton, donc forcément, on était pas d’accord. Je vous dirai comment se passe le changement.
Niveau moral, ça a été en début de semaine mais le WE a été dur. Je me rends compte que je rate certains évènements en France et que j’aurais voulu y participer, moi aussi. Heureusement, la fin de semaine a aussi sonné comme un rapprochement avec les personnes de la résidence. Je vais plus vers les gens et je crois que ça se voit.
Je sais que vous vouliez de nouvelles photos, mais pour tout vous dire, j’ai la flemme de sortir mon appareil photo du sac. En plus, je déteste avoir l’air d’une touriste!! mais j’en ferais quelques unes, quand le soleil sera revenu (parce que là, c’est pas qu’il fait sombre toute la journée mais un peu quand même).
J’espère que vous allez bien, vous me manquez.
XoXo Céline
Some photographs
Bon, j’ai pas eu trop l’occasion de sortir mon appareil photo mais voici déjà, en exclusivité mondiale, les premiers clichés de Brighton!!
Trajet Londres Brighton
Arrivée à Londres, course contre la montre et contre l’inconnu. Un groupe de chinois bloque le passage et j’ai envie de leur bourrer dedans. Sortir du quai sans tuer les chinois. Trouver le métro. Trouver la rame de métro. Ne pas se tromper de sens. Monter ses valises dans le métro en essayant de prendre le moins de place possible. Sortir à la bonne station. Qu’est-ce qu’elle est grande cette gare !!. Acheter le billet de train pour Brighton. Attendre que le numéro du quai s’affiche et quand il apparaît : Il est où ce foutu quai ??. Attendre le train. Comprendre ce qu’on dit au micro. Ca parle de Brighton. Trouver un contrôleur. Ne pas sauter à la gorge du contrôleur. Monter dans le train.
Je suis assise. Tout le monde a un gobelet de café dans la main. Aurais-je loupé une ligne du code de bonne conduite ? Bon, Starbucks ira cueillir des pâquerettes sans moi, j’aime pas le café, d’abord !
On me demande si c’est le bon wagon pour Brighton (ya un wagon pour chaque destination ?). J’en sais rien, on m’a dit que tout le train allait à Brighton. Du moins, c’est ce que m’a dit le contrôleur * ironie * si sympathique. Je lui explique que je ne comprends rien à ce système de wagons, puis lui avoue être française. Ca le fait rire et me félicite de mon anglais (pourtant si approximatif).
Contrôle des billets et la réponse à notre question. Il faut changer de wagon. Un petit tour avec mes valises pour trouver le bon et angoisse jusque Brighton ( pourvu que je me retrouve pas à 300 km de là…). Angoisse pour ma grosse valise que j’ai laissé à l’entrée du wagon puisque celui-ci est bondé. Le reste des bagages trônent sur mes cuisses que je ne trouve plus si grosses.
Arrivée à Brighton, pas de taxi pour m’amener à l’école, j’en prendrais un moi-même. C’est pas comme si j’avais payé pour qu’on m’accueille. Accueil d’ailleurs mitigé à la résidence, mais qu’importe, je suis entrée dans une phase d’excitation. Il fait beau, direction la plage, à 300m pour profiter des mouettes.
Promis, plus d’article aussi long à l’avenir!
Trajet Paris Londres
Vous allez encore me dire que je fais des articles trop longs. Alors je vous remercierais chaleureusement si vous lisiez jusque la fin.
Seule dans le train. Départ de chez mes cousin(e)s à 8h, arrivée gare du Nord à 8h45, abandonne mon frère et ma sœur à 8h55, passe les contrôles et monte dans le train. Seule. J’ai semé ma famille au fur et à mesure que je m’approchais de ma destination. Ca a commencé avec mes parents en Meuse, mon frère et ma sœur à Paris. Rite de passage obligatoire.
Je n’ai pas pleuré. Mon frère et ma sœur n’attendaient que ça, mais ils se seraient retrouvés un peu cons si je l’avais vraiment fait. Mais les larmes voulaient sortir quand même. Moi qui veut jouer ma dure tout le temps, je vous avoue aujourd’hui que je chiale comme une madeleine (je n’ai jamais compris cette expression) devant les films au romantisme so british. Je peux le dire maintenant, je suis loin de vous, je suis une grande sentimentale.
Et puis, j’aurais pu pleurer dans le train mais j’ai toujours trouvé bizarre les gens qui pleurent tout seuls au milieu d’un public inconnu. C’est vrai, qu’est-ce qu’ils ont fait, ces pauvres gens pour mériter ça ? Surtout que pour une fois, les passagers étaient tous aimables. Un jeune m’a aidé à monter mes valises, la vieille (dame) qui avait pris ma place s’est gentiment remise à la sienne, et mon voisin, malgré ses santiags en moumoute et son pantalon en toile de jutte bleu ciel, avait l’air d’être cultivé compte tenu de ce qu’il lisait. D’après son accent, le conducteur du train était sûrement indien et les hôtesses du wagon restaurant parlaient anglais avec cet accent exagéré qu’ont toutes les hôtesses françaises.
Pendant un moment, j’ai regretté de faire ce voyage. C’est une habitude chez moi, toujours regretté ce que j’ai attendu pendant des mois. Vous pourriez me dire que c’est un passage obligé et vous auriez certainement raison. Reste que c’est une sensation très désagréable.
Départ imminent
On est jeudi, J-3!!
Le stress commence à monter tout doucement, j’ai des palpitations à chaque fois que j’entends un mot anglophone, ma mère pense que je n’aurais jamais assez d’argent pour rester plus d’un mois, mes valises sont loin d’être prêtes, je n’ai qu’une idée approximative de ce que je vais prendre, ma chambre doit être lavée et rangée mais pour l’instant, c’est Dunkerque après la Seconde Guerre Mondiale, je risque de brûler dans le Tunnel sous la Manche, mon ordinateur a montré des signes de faiblesse certains, mes amis me manquent déjà, j’ai été réveillée en sursaut ce matin parce qu’une vache a trouvé l’issue de sortie “humaine”…
Moi je dis: vivement que j’y sois!!
Bienvenue
Bienvenue, Welcome, Willkommen,
Ce blog va me servir de journal durant mon séjour en Angleterre, et parallèlement, vous faire partager mes expériences britanniques. Brighton étant une ville plutôt cosmopolite, j’espère trouver mon compte là-haut et y rester suffisamment longtemps pour en profiter.
En espérant que vous trouverez ce que vous souhaitez, bon séjour in my mind!








